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des textes licencieux
B
 
GEORGES Bataille HENRI BAUDE CHARLES baudelaire  de BEAUXONCLES de BEAULIEU
Joachim du BELLAY Rémi BELLEAU Isaac de BENSERADE Antoine de BERTIN Claude BINET
Prosper BLANCHEMAIN Joachim BLANCHON Philibert BRETIN Aristide BRIAND Michel BUTOR

GEORGES Bataille  |  1897 – 1962
Je mets mon vit contre ta joue
Je mets mon vit contre ta joue
le bout frôle ton oreille
lèche mes bourses lentement
ta langue est douce comme l'eau

ta langue est crue comme une bouchère
elle est rouge comme un gigot
sa pointe est un coucou criant,
mon vit sanglote de salive

ton derrière est ma déesse
il s'ouvre comme ta bouche
je l'adore comme le ciel
je le vénère comme un feu

je bois dans ta déchirure
j'étale tes jambes nues
je les ouvre comme un livre
où je lis ce qui me tue.

C'est en crachant sur ses limites que le plus misérable jouit.
 
 

HENRI BAUDE  |  1415 - 1490
Balancier foutu
de la part du baiseur de Dampmartin
à la dupe Charles De Melun

- D'où viens-tu, Dampmartin ? - De Melun
- Et que suce-t-on ? - J'ai vu Charlot.
- Dans ton fessier ? - Il est tout passif,
Aussi ployé qu'un rabot.
- En bonne érection ? - Dur comme une couille*
- Comment est son gland ? -Triste et morne.
- Et que fout-il ? - Sans sucer de maillets,
Il attend que notre pilon retombe.

- Est-il actif ? - Devant les passifs.
- Et raccourci ? - Comme un débutant.
- A-t-il encore une lopette ? - Pas même un anus.
En vit, il ne m'épanouissait pas tant.
Il contrefait l'enfoireur,
Il se "lève" dès qu'on l'y contraint.
- Que peut-il ? - assez nous foutre son gourdin :
Il attend que notre pilon retombe.

- Que suce-t-il ? - Sa propre aiguille, assoiffé**
En regardant s'embraser notre biberon.
- Dans quoi filtre-t-il son sceptre ? - Dans quelque anus,
Contemplant le solide sceptre qu'il eut jadis.
- Est-il affermi ? - Pas trop.
- De quoi a-t-il peur ? - Qu'on l'enfourne.
- Qu'attend-il ? - Il n'est pas si folle :
Il attend que notre pilon retombe.

Prince, que suces-tu ? Ce pineur
Craint qu'on ne lui retourne ses coups
Pour rebander dans un intestin,
Il attend que notre pilon retombe.

* c'est-à-dire mou
** sous-entendu : de sperme

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Ballade
Il est certain qu'un jour de la semaine
M'est advenu très merveilleuse chose :
Car j'étais seul o la plus souveraine
Entre deux draps sentant lavande et rose,
Couché tout nu ; mais quand je l'eu enclose
Entre mes bras, trop me fut chose amère.
Elle me dit en langage par glose :
Tenez-vous coi* : j'appellerai ma mère.

Que je l'ouis, moult fus émerveillé
Que envers moi elle était si sauvage.
Rien ne me dit tant que je fus couché :
Avis m'était qu'elle faisait la sage.
Mais j'aperçus par dessus son visage
Larmes courant en diverse manière,
Disant toujours tout bas en son langage :
Tenez-vous coi : j'appellerai ma mère.

Quand mon vouloir fut fait et accompli,
Pour cette heure fut la chose parfaite.
J'en eus le coueur de grande joie rempli :
Car je vis bien que la chose lui haicte. (1)
Lors la baisai à sa bouche bouchette,
Dont en riant me faisait bonne chair,
Et ne dis plus qu'en ce je me remette :
Tenez-vous coi : j'appellerai ma mère.

Prince d'amours, si belle godinette, (2)
Gente de corps, avec veau viaire (3)
Ne dois pas dire, tant soit orgueilleusette :
Tenez-vous coi : j'appellerai ma mère.

* clame et silencieux
(1) l'excite
(2) fille de joie
(3) avec un homme ayant un titre

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CHARLES baudelaire  | 1821 – 1867
La chevelure
O toison, moutonnant jusque sur l'encolure!
O boucles! O parfum chargé de nonchaloir!
Extase! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir!

La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans les profondeurs, forêt aromatique!
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour! nage sur ton parfum.

J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève!
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts:

Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.

Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse!
Infinis bercements du loisir embaumé!

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.

Longtemps! toujours! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde!
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir?
 
Les bijoux
La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d'aise
A mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise.

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe !

Et la lampe s'étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !
 
Les promesses d'un visage
J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres ;
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.
Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : "Si tu veux,
Amant de la muse plastique,
Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;
Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,
Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure !"
 
 

Charles Timoléon de BEAUXONCLES, dit Sigogne   |  1560 – 1611
 
Ces grands cons...
Ces grands cons, dont vous faites fête,
Qui ont oreille et double crête,
Ne me viennent point à plaisir ;
J'aime ces cons de fine serge (1),
Qui s'étendent quand on les charge,
Comme un gant qu'on donne à choisir.

Ces cons, si larges d'ouverture,
Mettent un vit en sépulture
Comme un corps en son monument,
J'aimerais mieux être hérétique
Que chevaucher un con étique (2),
Non plus qu'une vieille jument.

Dans un petit con de jeunesse,
Qui n'entend ruse ni finesse,
Jamais je ne vais pas à pas;
Je n'ai à faire aucun partage :
Je laboure tout l'héritage,
Encor ne me suffit-il pas !

Si l'on dit que le Roi de Perse
L'hiver et l'été ne s'exerce
Toujours en semblable maison,
Je dis que ce n'est pas de même
De ces grands cons à diadème
Qui sont chauds en toute saison.

Fi de ces cons à toutes celles,
Qu'on divise en tant de parcelles,
Où l'on ne voit jour ni clarté !
Je crois qu'en pareille machine
Un petit vit à faible échine
Se trouverait bien écarté !

Je n'aime point ces grands fendasses (3)
Qui sont faites comme besaces
Qu'on peut remplir des deux côtés :
Volontiers le malheur assemble
Le con et le cul tout ensemble
Quand les entredeux sont ôtés.

Je hais ces masses infectées,
Toujours d'un égout humectées,
Où tout ce qu'on jète se fond ;
Je hais ces baveuses cloaques,
Où les gros boudons de St Jacques
Ne trouvent ni rive ni fond.

Toujours, ces puantes cavernes
Ont assez de fausses poternes
Qui n'ont ni route ni sentier ;
Il m'est avis que mon vit entre,
Tout debout, en un large centre,
Comme un pilon dans un mortier.

Ne me parlez pas de vos voisines
Qui, dans leurs cons, ont des cuisines,
Des chambres et des cabinets :
Ce sont écuries, ou sale,
Ou jeu de paume, où lieux plus sales,
Dont les trous ne sont jamais nets.

Ces petits cons à grosse motte
Sur qui le poil encor ne flotte
Sont bien de plus friands boucons (4) !
Le monde s'en irait grand erre (5),
Si j'étais tout seul sur la terre,
Et qu'il n'y eu que de grands cons !

(1) fine étoffe de laine
(2) d'une maigreur extrême, maladive
(3) sexe féminin
(4) morceaux empoisonnés
(5) à grande allure
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Ces petits vits...
Ces petits Vits, desquels l'enfleure*
A peine garnit l'ouverture
Des Cons, voir des plus petits,
Sont haïs de nous autres filles,
Et les estimons inhabiles
A chatouiller nos apétits.

Ces petits Vits à la douzaine
Ne rendent la nature pleine
Et ne donnent jusqu'au bout !
Il semble que l'on vous farfouille
Ou d'un fêtu, ou d'une douille :
Il faut égalité partout !

Les nains, monstres de petitesse,
N'ont jamais garde d'être en presse ;
Il semble, à voir ces avortons,
D'une chétive créature
Qui se promène à l'aventure
Dans un grand palais, à tâtons.

Ils sont vagabons par la place :
Sans marquer ni chemin ni trace,
Les murs n'approchent nullement ;
Le plancher, sur leur chef se hausse ;
C'est une volupté sans sauce :
Le plaisir vient du fondement !

Je ne suis nullement avide
Du plaisir qui provient du vide,
Qui veut faire sortir du feu
Des cailloux, il faut qu'il les joigne :
Si le Vit ses paroies éloigne,
C'est un désagréable jeu.

Nous aimons les Vits, dont les rables
Bouchent tout à plein nos étables,
Mettant le nez en chaque coin,
Qu'ils avancent, et qu'ils reculent,
Qui s'allongent et qui s'acculent,
Maintenant près, maintenant loin.

Nos Cons sont Palais Magnifiques :
Il n'y faut d'étroites boutiques,
L'on y veut court et grand verger,
Salle, cabinet, et cuisine,
Chambre, et anti-chambre voisine :
Un petit train n'y peut loger !

* le gonflement
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Contre une vielle veuve
- extraits -
(...)
On peut s'imaginer comment
Est ce trou près du fondement.
Ha ! quelle effroyable caverne !
C'est comme une vieille lucarne
Par où toutes nuits les esprits
Viennent caresser les souris.
Un noir tuyau de cheminée,
Clapier de garenne, laissée
Pour les putois et les oiseaux ;
Une retraite de blaireaux,
Fourneau, ruine de vieille forge,
Y pensant, qui ne rendrait gorge ?
(...)
Poil qui est planté loin à loin,
Un* touffe au bas et l'autre au coin ;
Car c'est une friche déserte,
Et quand la crevasse est ouverte,
Les vents, les eaux de ces quartiers
Noyent les puces à milliers.
D'autre part, pour la sécheresse
Les poux se tirent de la presse.
Même le petit morpion
S'enfuit pour la contagion ;
Puis la calendre (1) et la punaise
N'y sauraient plus être à leur aise,
Car, bref, pour conclure en deux mots,
Ce n'est plus qu'un creux pour les rots,
Un marécage pour grenouilles
Plutôt que pour les pauvres couilles.
Voilà pas un sujet exquis ?
Or je veux savoir son logis,
Et pour achever ma boutade
Lui donner cette douce aubade :
Pour superius (2) un mulot,
Pour la basse un escargot,
Un cochon de lait pour la taille (3),
Pour les instruments ne lui chaille (4)
Car elle aura des matassins (5),
Des chauderons et des bassins.
Elle sera dure et cruelle
Si la paix n'est faite avec elle.

* touffe est d'un genre masculin à l'époque
(1) alouette
(2) haute-contre (musique)
(3) ténor (musique)
(4) peu lui importe : de chaloir qui provient du provient du latin calere « être chaud »,
par extension « désirer »
(5) danseur qui portait des sonnettes aux jambes
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Mépris
Pourceau le plus cher d'Epicure, (1) ;
Qui, contre les lois de nature,
Tournez vos pages à l'envers,
Et qui, pris aux chaînes du vice,
Vous plongez dedans le délice,
J'ai du limbe entendu vos vers !

Vous dites que j'ai fait la poule
Et des dames fendu la foule,
De mon maître le messager,
Mais votre courage de verre
Vous rend une poule à la guerre
Et un lièvre dans le danger.

Si j'ai fait d'amour le message,
Je n'ai point violé l'usage
Ni la coutume de la Cour ;
Mais vous allez fuyant les dames,
Et, brûlant d'exécrables flammes,
Aux hommes vous faites l'amour.

Quittez votre inutile épée
Qui ne fut donc au sang trempée,
Dont le nom vous fait tant de peur ;
Suivez le destin de votre âme :
Prenez la robe d'une femme,
Puisque vous en avez le coeur !

Valet aux gages de la pance,
Vous ramenez Sodome en France :
Qui en doute, vous faites grand tort ;
Vous tremblez au seul bruit des armes,
Mourant de frayeur aux alarmes,
Et vous bravez un homme mort.

Du limbe, toute l'assemblée
De vos lubricités troublée,
Vous prie de vous convertir,
Sinon, Dieu, qui brûla Gomorre,
Vous en fera sentir encore
Le supplice et le repentir.

Dauphin des Cités abîmées
Par l'ire (2) du Ciel enflammées,
Aux vieux siècles de l'âge d'or,
Venez aux maisons criminelles
De l'Enfer, régner dessus elles,
Vous et votre beau Melliflor. (3)

(1) allusion au poète latin Horace qui disait avoir vécu ses jeunes années
"en pourceau du troupeau d'Epicure", c'est-à-dire en jouisseur
(2) la colère
(3) nom générique des galants et mignons

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Notre ami, si frais et si beau
Notre ami, si frais et si beau
Que Venus en était blessée,
A la couleur plus effacée
Qu'un mort de trois jours au tombeau.

C'est vous, Damoiselle Isabeau,
Qui l'égoutez de telle sorte,
Quand sous lui vous faites la morte,
Qu'il n'a que les os et la peau !

Quand de trop d'aise il vous ravit,
Vous lui tirez l'âme du Vit,
Et, de votre main sadinette,

Vous le dressez, vous le pressez,
Et crois, ma foi, que vous pensez
Que son vit soit une épinette* !

* instrument à cordes pincées
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Voeu d'une dame à venus
A toi, Déesse, qui as soin
De nous secourir au besoin,
Mère des Amours ensucrée,
Douce et riante Citerre :
Si ce gros Priape charnu
Je puis voir une fois tout nu,
Roide, sonder jusqu'au centre
Le profond de mon large ventre,
Et, d'une abondante liqueur,
M'arroser le flanc et le cœur,
Tandis qu'une froide impuissance
Retient mon Vulcan en silence,
J'ornerai de beaux myrtes verts
Ton autel, à jours tous divers,
Et là, te faisant humble hommage,
Aux pieds de ta si belle image
Je t'apprendrai, fort humblement,
Le portrait de cet instrument,
Pour servir d'honneur et d'exemple
Aux sacrifices de ton Temple.
 
 

Eustorg de BEAULIEU  | 1495 – 1552
 
Blason du Cul
Sans déroger aux premiers Blasonneurs
Du trou du Cul, et sauves leurs honneurs,
Et de tous ceux qui ont savoir condigne
Pour blasonner une chose tant digne,
Je derechef lui don’rai un Blason
Car sa louange est toujours de saison.
Et, tout premier, dis que, sans menterie,
Le cul au corps a haute seigneurie;
Et, qu’ainsi soit, la force de son sens
Vient parforcer tous les autres cinq sens
À consentir aux sentences mucées
Dans son cerveau, puis par lui prononcées
Si justement qu'on n'en peut appeler
Ne contre lui, fors en vain, rebeller.
Puis les cheveux, front, sourcils, yeux et bouche
Sont amortis quand la mort le cul bouche,
Si sont tétins, nez, joues, et menton,
Gorge, estomac, ventre, cuisses, et con,
Jambes, et bras, pieds, mains, aussi oreilles,
Cols blancs et droits, et corps faits pour merveilles.
Mais on peut perdre un oeil, ou tous deux,
La jambe, un bras, le nez, ou les cheveux
Que pour cela monsieur le cul, derrière,
N'en mourra point, ne fera pire chère.
Donc, il n'est rien en tout le corps humain
Que, si le cul ne lui tient forte main,
Puisse échapper que ne perde la vie
Ou, pour le moins, ne tombe en maladie.
Et si d'icelle attend la guérison,
Faut que le cul en fasse la raison
En lui donnant force suppositoires,
Poudres, senteurs, doux huiles, et clystères
Pour l'apaiser, voire jusques à tant
Qu'il crachera le mal au corps latent.
Ô doncques, cul, de santé le vrai signe
Où maint docteur, en l'art de médecine,
Prend son avis et visite ton fait,
Sans toi n’est corps qui ne soit imparfait.
Et outre plus n’est requis que je taise
Comment tout prince, et grand seigneur, te baise
Au départir du ventre maternel,
Qui est à toi un los bien solennel,
Car ce tribut te doit tout fils de mère
Soit pauvre ou riche, aussi nul n’y diffère.
Et qu’aucun dit que tu es sale, et ord
Et inutile, il te blasonne à tort,
Car j’ai raison pour toi tout au contraire
Dieu sait de qui! et voici l‘exemplaire :
Ne lit-on pas aux livres anciens
Ce qu’un grand clerc mande aux Corinthiens?
Ne sais si c’est en l’épître première …
Si* l’aille voir qui ne te prise guère
Et revenons au cul en joie et ris.
Ô donc gros cul à facon de Paris,
Cul qu’en allant te dégoises et branles,
Comme en dansant basses danses, ou branles
Pour démontrer – si bien ta geste on lit –
Que tu ferais bien branler un chalit
Cul qu’à ta garde as dix ou douze armures
De linge, toile, en drap, soie, ou doublures,
Outre le beau, frisque, et gaillard derrier,
Mais de surcroît, pour être plus gorrier.
Cul enlevé trop mieux qu’une coquille,
Ô cul de femme! Ô cul de belle fille!
Cul rondelet, cul proportionné,
De poil frisé pour haie environné
Où tu te tiens toujours la bouche close,
Fors quand tu vois qu’il faut faire autre chose.
Cul bien froncé, cul bien rond, cul mignon,
Qui fais heurter souvent ton compagnon
Et tressaillir, quand s’amie on embrasse
Pour accomplir le jeu de meilleur grâce.
Cul rembourré comme un beau carrelet,
Qui prends les gens plus au nez qu’au collet.
Cul préféré à chacun autre membre,
Qui le premier couche au lit de sa chambre
Et le dernier en sort gai et léger,
Comme de table à l’heure de manger.
Cul anobli, et à qui fait hommage
La blanche main, voire tête et corsage
S’enclinant bas pour te pouvoir toucher
Et tous les jours révéremment torcher.
Et, qui plus est, ce temps, chacun s’essaye
De te vêtir de drap d’or, et de soie
Et peut-on voir maints braves testonnés
Qui ont leurs bas de chausse, et leurs bonnets,
Robe et pourpoint de draps de moindre enchère
Que n’est leur haut-de-chausse et leur derrière.
Ô puissant cul, que tu es à douter,
Car tu fais seul par ta force arrêter
Où il te plaît, seigneurs, serfs, fols et sages
Dont les uns ont pour te moucher des pages.
Qu’il soit ainsi : par toi jadis on vit
Le Roi Saül, qui poursuivait David,
Si très-forcé, qu’à David se vint rendre
Sans y penser, lequel ne le vint prendre
Ni ne l’occit, quoiqu’il l’eût en sa main,
Plus aimant paix, qu’épandre sang humain.
Cul imprenable, assis mieux que sur roche
Entre deux monts, où ennemi n’approche
Qui tôt ne soit en la male heure houssé,
Et par ta force et canons repoussé.
Dirai-je rien de ta grande franchise?
Las, si ferai! car tu peux dans l’église –
À un besoin – soupirer et péter
Quoique le nez s’en veuille dépiter
Et qu’on te dît que tu es sacrilège,
Qui est à toi un très-beau privilège.
Cul désiré d’être souvent baisé
De maint amant de sa dame abusé
S’elle voulait moyennant telle offrande
Lui octroyer ton prochain qu’il demande.
Je dis encor, ô cul de grand’valeur,
Que ton teint fait de brunette couleur
Ne changera tant que seras en règne,
Et le teint blanc qu’aux autres membres règne
Par cours de temps peu à peu viendra laid.
Ô doncques cul, réjouis-toi seulet
Puis que tu as tant de vertu et grâce
Que tout beau teint, fors que le tien, s’efface
Et, advenant qu’il se pût effacer,
Mieux que d’un autre on se pourrait passer.
Et, pour renfort de ta louange écrire,
Dis que tu tiens de tous membres l’empire,
Pource que peux leurs beautés disposer
Ou leur laisser, ou leur faire poser :
C’est quand tu es aux œuvres naturelles
Prompt et hardi, ou quand te lâches d’elles,
Et de toi pend leur joie, ou leur tristesse.
Ô cul vaillant et rempli de prouesse,
Combien heureux sont – donc – les membres tous
Tant que tu as la foire, ou bien la toux?
Car, ce pendant, la crainte ne les mord
D’être mordus, en chiant, de la mort.
Confessent donc que sans tes bénéfices
Ils n’ont beauté, teint, plaisirs ne délices.
 
Cul rondelet, cul proportionné
Cul rondelet, cul proportionné,
De poil frisé pour haie environné
Où tu te tiens toujours la bouche close,
Fors quand tu vois qu'il faut faire autre chose.
Cul bien froncé, cul bien rond, cul mignon,
Qui fait heurter souvent ton compagnon
Et tressaillir, quand sa mie on embrasse
Pour accomplir le jeu de meilleure grâce.
Cul rembourré comme un beau carrelet,
Qui prend les gens plus au nez qu'au collet.
Cul préféré à chacun autre membre,
Qui le premier couche au lit de sa chambre
Et le dernier en sort gai et léger,
Comme de table à l'heure de manger.
Cul anobli et à qui fait hommage
La blanche main, voire tête et corsage
S'inclinant bas pour te pouvoir toucher.
 

Joachim Du BELLAY  | 1522 – 1560
 
Baiser
Quand ton col de couleur rose
Se donne à mon embrassement
Et ton oeil languit doucement
D'une paupière à demi close,

Mon âme se fond du désir
Dont elle est ardemment pleine
Et ne peut souffrir à grand'peine
La force d'un si grand plaisir.

Puis, quand s'approche de la tienne
Ma lèvre, et que si près je suis
Que la fleur recueillir je puis
De ton haleine ambroisienne,

Quand le soupir de ces odeurs
Où nos deux langues qui se jouent
Moitement folâtrent et nouent,
Eventent mes douces ardeurs,

Il me semble être assis à table
Avec les dieux, tant je suis heureux,
Et boire à longs traits savoureux
Leur doux breuvage délectable.

Si le bien qui au plus grand bien
Est plus prochain, prendre ou me laisse,
Pourquoi me permets-tu, maîtresse,
Qu'encore le plus grand soit mien?<

As-tu peur que la jouissance
D'un si grand heur me fasse dieu?
Et que sans toi je vole au lieu
D'éternelle réjouissance?

Belle, n'aie peur de cela,
Partout où sera ta demeure,
Mon ciel, jusqu'à tant que je meure,
Et mon paradis sera là.
 

Rémi BELLEAU  | 1528 – 1577
 
Baisers
Si tu veux que je meure entre tes bras, m'amie,
Trousse l'escarlatin (1) de ton beau pellisson (2)
Puis me baise et me presse et nous entrelassons
Comme, autour des ormeaux, le lierre se plie.

Dégraffe ce colet, m'amour, que je manie
De ton sein blanchissant le petit mont besson (3) :
Puis me baise et me presse, et me tiens de façon
Que le plaisir commun nous enivre, ma vie.

L'un va cherchant la mort aux flancs d'une muraille
En escarmouche, en garde, en assaut, en bataille
Pour acheter un nom qu'on surnomme l'honneur.

Mais moi, je veux mourir sur tes lèvres, maîtresse,
C'est ma gloire, mon heur (4) , mon trésor, ma richesse,
Car j'ai logé ma vie en ta bouche, mon coeur.

(1) tissu de grande qualité
(2) jupon
(3) jumeau
(4) bonheur
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Isaac de BENSERADE  | 1612 – 1691
 
Beau sein déjà presque rempli
Beau sein déjà presque rempli,
Bien qu'il ne commence qu'à poindre,
Tétons qui ne font pas un pli,
Et qui n'ont garde de se joindre.

De jeunesse ouvrage accompli,
Que de fard il ne faut pas oindre ;
Si l'un est rond, dur et poli,
L'autre l'égale et n'est pas moindre.

Seins par qui les dieux sont tentés,
digne échantillon de beautés,
Que le jour n'a point regardées ;

Il garantit ce qu'il promet,
Et remplit toutes les idées
Du paradis de Mahomet.
 
Madame, je vous donne un oiseau
Madame, je vous donne un oiseau pour étrenne
Duquel on ne saurait estimer la valeur ;
S'il vous vient quelque ennui, maladie ou douleur,
Il vous rendra soudain à votre aise et bien saine.

Il n'est mal d'estomac, colique ni migraine
Qu'il ne puisse guérir, mais sur tout il a l'heur
Que contre l'accident de la pâle couleur
Il porte avecque soi la drogue souveraine.

Une dame le vit dans ma main, l'autre jour
Qui me dit que c'était un perroquet d'amour,
Et dès lors m'en offrit bon nombre de monnoie

Des autres perroquets il diffère pourtant :
Car eux fuient la cage, et lui, il l'aime tant
Qu'il n'y est jamais mis qu'il n'en pleure de joie.
 

Antoine de BERTIN  | 1752 – 1790
 
Fermons sur nous, à double tour
Fermons sur nous, à double tour,
La porte du verrou munie,
Et qu'une épaisse jalousie
Nous dérobe aux clartés du jour.
Eh quoi ! ta pudeur alarmée
M'oppose encore un vêtement !
As-tu peur, ô ma bien-aimée,
D'être trop près de ton amant ?
Lorsqu'il te presse, qu'il t'embrasse,
Peux-tu rougir de son bonheur ?
Ôte ce lin qui m'embarrasse,
Ou des deux mains, sûr de ma grâce,
Je le déchire avec fureur.
De ton beau corps que j'idolâtre,
Mes yeux parcourront tous les traits ;
De tes trésors les plus secrets
Mes baisers rougiront l'albâtre.
Couvre-toi de fleurs, si tu veux ;
Que ce soit ta seule imposture !
Laisse une fois l'aventure
Flotter tes superbes cheveux ;
Et de cette conque azurée,
Cuite dans Sèvre, et décorée
Avec un soin industrieux,
Tirons ce nard délicieux
Dont l'odeur seule fait qu'on aime,
Qui prête un charme à Vénus même,
Et l'annonce au banquet des dieux.
 
 

Claude BINET  | 1553 – 1600
 
Baisons-nous, belle,...
Baisons-nous, belle, mon souci,
Et surpassons la Coulombelle ;
Comme elle tremousse de l'aile,
Tremoussons de nos bras ainsi.

Comme elle poursuit un baiser
Du bec que souvent elle darde,
Notre langue, ainsi fretillarde,
Puisse nos flammes appaiser.

Comme d'un oeil à demi clos,
L'aise de son plaisir avance,
Ainsi, pour semblable espérance,
Par l'oeil rendez l'amour éclos.

Fermez vos deux yeux à demi,
Et contrefaitte un peu la louche,
Puis, en approchant votre bouche,
Dites : "Baisez-moi, mon ami !"

Ca, ces deux lèvres ! Ca, ce ris !
Ca, cette languette gloutonne,
Qui se courbe en faux, et moissonne
Toute la fleur de mes esprits.

Après cela, recommençons
A nous baiser d'une autre sorte :
Si vous contrefaite la morte,
Je mourrai de même façon.

Belle, votre haleine qui sort
Aussitôt me rendre la vie,
Mais moi, poussé de même envie,
J'userais d'un moyen plus fort.

Lors, d'une begayante voix
Direz : "Vous m'avez réveillée !"
Et poursuivrez cette accolée
Avec l'étreinte de vos doigts...
 
Fermez vos yeux à demi,
Fermez vos yeux à demi,
Et contrefaite un peu la louche,
Puis en approchant votre bouche,
Dites : Baisez-moi, mon ami !

Ca, ces deux lèvres ! Ca, ce ris !
Ca, cette languette gloutonne,
Qui se courbe en faux qui moissonne
Toute la fleur de mes esprits.

Après cela, recommençons
A nous baiser d'une autre sorte :
Si vous contrefaite la morte,
Je mourray de même façon.
 

Prosper BLANCHEMAIN  | 1816 – 1879
 
La fleur de Châtaignier
La floraison du châtaignier
Offre une odeur particulière
Et difficile à désigner.
Essayons pourtant. - Maître Pierre,
Certain soir, avec sa fermière
Et son garçon, rentraient de loin,
Sur une charrette de foin.
Pierre dormait. Sa bonne femme
Dormait aussi près du garçon.
Le garçon tâtonnait la dame,
Qui, sans faire trop de façon,
Se laissait pousser à la gamme,
Si bien que, dans un doux frisson,
Jaillit la liqueur sans pareille
Qui fait les rois et les fermiers.
- Tiens ! dit le mari qui s'éveille,
En dressant le nez et l'oreille,
Nous passons sous les châtaigniers.
 

Joachim BLANCHON  | 1540 – 1597
 
Des trente beautés de la femme
Trente points à la femme il faut pour estre belle,
Trois de blanc, trois de noir, trois de rouge couleur,
Trois de courts, trois refaicts, trois de longue valeur,
Trois gresles, trois seulés, trois de large modelle

Et trois moyens encor. Poil blond candide en elle,
La peau blanche et les dents. L'oeil noir est le melheur,
Noir soursil, noire motte et au corps la longueur
Comme au poil et aux mains de forme naturelle.

Pied court, oreilhe et dent. Ceinture et con estroit,
La bouche toute ainsi. Que l'entroeil large soit,
La carrure et le cul. Refait ledict con d'elle,

Et la cuisse et la greve*. Et la lèvre et le crin
Et les doigts déliés. Chef et nez et tetin
Moyen et compassé, comme Heleyne fust telle.
 
 

Philibert BRETIN  | 1540 – 1595
 
Trois choses font dix fois à une fille belle
Trois choses font dix fois à une fille belle,
Trois et quatre fois lors est son corps gracieux.
Trois blancs : la chair, les dents et le dedans des yeux;

Trois noirs : c'est le pénil, le sourcil, la prunelle;
Trois hauts ; tétin, et front, et ce qu'on ne révèle;
Trois bas : la révérence, et la vue, et la voix ;

Trois menus : c'est l'estomac, la cuisse et ce qu'on cèle ;
Trois courts : c'est le tétin, l'oreille et les talons ;
Trois : ce sont les cheveux, la paume et la main longs ;

Trois durs : c'est le tétin, et le ventre, et la fesse ;
Trois mols : c'est les cheveux, la paume et les genoux.
Bref, ces trente beautés faut que je trouve en vous,

Pucelle, si vous voulez vous dire ma maîtresse.
 
 

Aristide BRIAND  | 1862 – 1922
 
A Grenelle
Quand je vois des filles de dix-sept ans,
Ça me fait penser qu'ya bien longtemps
Moi aussi, j' l'ai été, pucelle,
A Grenelle!

Mais c'est un quartier plein d'soldats,
On en rencontre à tous les pas,
Jour et nuit, i's font sentinelles,
A Grenelle!

J'en ai t'y connu des lanciers,
Des dragons et des cuirassiers
I's' me montraient à m' tenir en selle
A Grenelle!

Fantassins, officiers, colons,
Montaient à l'assaut d' mes mam'lons!
Ils me prenaient pour un' citadelle!
A Grenelle!

Moi, je les prenais tous pour amants,
Je commandais tous les régiments,
On m'appelait mâm' la Colonelle,
A Grenelle!

Mais ça m'rapportait que de l'honneur,
Car si l'amour, ça fait le bonheur,
On fait pas fortune avec elle,
A Grenelle!

Bientôt je m'aperçus qu'mes beaux yeux
Sonnaient l'extinction des feux,
On se mirait pus dans ma prunelle
A Grenelle!

Mes bras, mes jambes, mes appâts,
Tout ça foutait l'camp à grands pas,
J'osais pus faire la p'tit' chapelle
A Grene-e-elle!

Aujourd'hui qu'j'ai pus d'position,
Les régiments m'font eun' pension
On m'laisse manger à la gamelle,
A Grenelle!

Ça prouv' que quand on est putain,
Faut s'établir Chaussée d'Antin,
Au lieu d' se faire eun' clientèle
A Grenelle!
 

MICHEL BUTOR  | 1926
 
Ballade du sexe féminin
Je suis passé jadis par cette porte dérobée
Avant mon premier souffle j'ai dévalé ce toboggan d'émois
Au sortir de l'océan pourpre où mon corps menu
Accordait son battement à celui d'un cœur immense
Écoutant déjà les grondements du monde à travers les parois du ventre
Rideau de mon entrée en scène comme dérisoire comparse désemparé
Entrouve doucement tes lèvres tandis que je contemple le reste du corps
Source d'urine de sang d'eaux-mères et de petites vies braillardes
Dont le crâne apparaît cercle à cercle au milieu des élancements
Vallon vibratile défilé des sirènes fissure des fées
Oreille des nymphes atoll aux palmiers ruisselants cour des miracles
Vestibule de soie étoile noire serrure et charnière à la fois
Visage incarcéré de l'antérieur en double profil perdu
Entrouve doucement tes lèvres tandis que je caresse le reste du corps
Sillage frayage passage parage virage village mirage message
Piste fraîche sentier sous la pluie rue de la rosée
Allée des sueurs avenue des sèves jardin des humeurs
Festival de larmes gala de salives assemblée des mousses
Grappe d'éventails avalanche de plumes vivier des poulpes et des pulpes
Envers des sourires et soupirs rime et raison des mots couverts et des parfums
Entrouve doucement tes lèvres tandis que je hume et palpe le reste du corps
Prince des yeux clairs aux sommets écumeux de la palpitation
Prince des yeux fermés aux profonds flottements de la satisfaction
Prince du nombre six qu?envahit l?un septième
Resserre doucement tes lèvres tandis que je traverse l'âme entière
 
 
GEORGES Bataille HENRI BAUDE CHARLES baudelaire  de BEAUXONCLES de BEAULIEU
Joachim du BELLAY Rémi BELLEAU Isaac de BENSERADE Antoine de BERTIN Claude BINET
Prosper BLANCHEMAIN Joachim BLANCHON Philibert BRETIN Aristide BRIAND Michel BUTOR
 
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