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des textes licencieux
l
 
louise labé pierre de larivey abbé de lattaignant paul léautaud claude lepetit
alain leprest marguerite de lorraine pierre louys françois de louvencourt

louise labé  "La belle cordière"  |  1524 – 1566
 
Baise m'encor, rebaise-moi et baise :
Baise m'encor, rebaise-moi et baise :
Donne m'en un de tes plus savoureux,
Donne m'en un de tes plus amoureux :
Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise.

Las, te plains-tu ? ça que ce mal j'apaise,
En te donnant dix autres doucereux.
Ainsi mêlant nos baisers tant heureux
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soi et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie :

Toujours suis mal, vivant discrètement,
Et ne me puis donner contentement,
Si hors de moi ne fais quelque saillie

Tout aussitôt que je commence à prendre
Dans le mol lit le repos désiré,
Mon triste esprit hors de moi retiré
S'en va vers toi incontinent se rendre.

Lors m'est avis que dedans mon sein tendre
Je tiens le bien où j'ai tant aspiré
Que de sanglots ai souvent pensé fendre.
Ô doux sommeil, ô nuit à moi heureuse !
Plaisant repos, plein de tranquillité,
Continuez toutes les nuits mon songe ;

Et si jamais ma pauvre âme amoureuse
Ne doit avoir de bien en vérité,
Faites au moins qu'elle en ait en mensonge.
 

pierre de larivey  | 1541 - 1619
 
Enigme
Je vis, ces jours passés, une fort belle garce,
Négligemment coiffée, assise sur du foin,
Ayant les deux genoux l'un de l'autre si loin
Qu'ils occupaient quasi deux ou trois pieds d'espace.

Ses cuisses elle ouvrait d'une tant bonne grâce,
Qu'entre deux on voyait, vers le haut, en un coin,
Un trou large et ouvert à y mettre le poing,
Mais qui faisait, ce semble, assez laide grimace.

Joyeuse, elle tenait, à belles pleines mains,
Un chose gros et long d'un quartier pour le moins,
Qu'elle mettais dedans, d'une mine assurée ;

Et remuant toujours, tant elle le pressait
Que jamais en repos elle ne le laissait
Qu'une douce liqueur elle n'en eût tirée.

Réponse :
Une fille du village qui pile des herbes dans un mortier.
 

Gabriel-Charles abbé de lattaignant  |  1697 – 1779
 
La feuille à l'envers
L'autre jour, la jeune Lisette,
Aussi simple que son mouton,
Quoiqu'elle eût la mine coquette
Et le regard un peu fripon,
A son amant aussi sot qu'elle,
Et le plus sot de l'univers,
Disait: Qu'est-ce que l'on appelle
Berger, voir la feuille à l'envers ?

Tout autre qu'un pareil Jocrisse
Aurait saisi l'occasion
De montrer à cette novice
Ce qu'on entend par ce dicton.
Lui, pour y ruminer, s'arrête
Et lui dit: Sous ces arbres verts,
Tiens, comme moi, lève la tête,
Tu verras la feuille à l'envers.

Lisette, se sentant émue,
Lui dit: Berger, reposons-nous,
Et sur le dos tout étendue,
Lançait les regards les plus doux.
Quelle agréable solitude!
Que ces bosquets sont bien couverts,
Dit-elle; ah! qu'en cette attitude
On voit bien la feuille à l'envers !

Essayons, dit-il à sa belle,
Et tout aussitôt le nigaud
Se met sur le dos auprès d'elle,
S'amuse à regarder en haut.
Amants, quand, près d'une bergère,
Tant de plaisirs vous sont offerts,
Vos yeux doivent voir la fougère
Et les siens la feuille à l'envers.
 
Le Mot et la Chose
Madame quel est votre mot
Et sur le mot et sur la chose
On vous a dit souvent le mot
On vous a fait souvent la chose

Ainsi de la chose et du mot
Vous pouvez dire quelque chose
Et je gagerais que le mot
Vous plaît beaucoup moins que la chose

Pour moi voici quel est mon mot
Et sur le mot et sur la chose
J'avouerai que j'aime le mot
J'avouerai que j'aime la chose

Mais c'est la chose avec le mot
Mais c'est le mot avec la chose
Autrement la chose et le mot
A mes yeux seraient peu de chose

Je crois même en faveur du mot
Pouvoir ajouter quelque chose
Une chose qui donne au mot
Tout l'avantage sur la chose

C'est qu'on peut dire encore le mot
Alors qu'on ne fait plus la chose
Et pour peu que vaille le mot
Mon Dieu c'est toujours quelque chose

De là je conclus que le mot
Doit être mis avant la chose
Qu'il ne faut ajouter au mot
Qu'autant que l'on peut quelque chose

Et que pour le jour où le mot
Viendra seul hélas sans la chose
Il faut se réserver le mot
Pour se consoler de la chose

Pour vous je crois qu'avec le mot
Vous voyez toujours autre chose
Vous dites si gaiement le mot
Vous méritez si bien la chose

Que pour vous la chose et le mot
Doivent être la même chose
Et vous n'avez pas dit le mot
Qu'on est déjà prêt à la chose

Mais quand je vous dis que le mot
Doit être mis avant la chose
Vous devez me croire à ce mot
Bien peu connaisseur en la chose

Et bien voici mon dernier mot
Et sur le mot et sur la chose
Madame passez-moi le mot
Et je vous passerai la chose
 

paul léautaud  |  1872 – 1956
 
Tu es un ange de putasserie
"Tu es un ange de putasserie de m'écrire de si agréables choses.
Je n'ai aucun mérite de te bouffer le con comme je fais
et de le lécher quand tu décharges.
J'y ai grand plaisir.
Quel dommage que je ne bande pas mieux.
Je t'aurais mis quelque chose: 18 centimètres de longueur,
13 de grosseur.
Représente-toi cela.
Je bande en t'écrivant.
Ne te branle pas trop.
Pelote-toi le con, mets-toi un doigt dans le cul,
ce te sera très agréable, en attendant que je le fasse moi-même.
Je me tiens la queue en écrivant.
A bientôt le plaisir de te voir sans voile
et le con tout trempé dès le premier baiser."
 

claude le petit  | 1639 - 1662
 
Aux Précieuses
Courtisanes d’honneur, putains spirituelles,
De qui tous les péchés sont des péchés d’esprit,
Qui n’avez du plaisir qu’en couchant par écrit,
Et qui n’aimez les lits qu’à causes des ruelles ;

Vous chez qui la nature à des fleurs éternelles,
Précieuses du temps, mes chères sœurs en Christ,
Puisque l’occasion si justement vous rit,
Venez dans ce bordel vous divertir, mes belles.

Si l’esprit a son vit aussi bien que le corps,
Votre âme y sentira des traits et des transports
A faire décharger la femme la plus froide ;

Et si le corps enfin est par l’amour fléchi,
Ce livre en long roulé, bien égal et bien roide,
Vaudra bien un godemichi.
 
Sur mon Bordel des muses
Tout fout maintenant sur Permesse
Et les pucelles d'Helicon
S'en font donner dedans le con
Aussi bien que dessus la fesse,
Phoebus même les fout pour rien,
Par prudence afin que son bien
N'entre point en d'autres familles,
Dieu nous garde d'en juger mal,
Mais lorsqu'on a foutu ses filles,
On peut bien foutre son cheval.

Pégaze est de belle encolure,
Il est bien fait et bien fourni,
Il est de couillons bien muni,
Il a la croupe large et dure.
Je ne prends point dans ce calcul
L'interêt du con ni du cul,
De la putain ni du bardache,
Mais je crois qu'on fait plus de mal
De foutre neuf soeurs à la tâche
Que de chevaucher un cheval.

Mais que dis-je ? Je ne vois goutte
De censurer un immortel
Qui se fout du péché mortel,
Et qui n'en fait point, quoi qu'il foute.
Jupin là-haut comme un pourceau,
Outre sa soeur et son oiseau,
Se fout de tout tant que nous sommes ;
D'autres en seraient châtiés,
Mais dans les sottises des hommes,
Les dieux sont privilégiés.

Fous donc à perte d'haleine
Phœbus, grand Dieu de Carnaval,
Fous tes Muses et ton cheval,
Fous les poissons de ta fontaine.
Diables et Dieux qui m'écoutez,
Branlez, boujaronnez*, foutez,
Sans crainte que jamais j'en gronde ;
Foutez tout, mais souffrez aussi,
Si vous foutez dans l'autre monde
Que nous foutions dans celui-ci.

* Sodomisez
Les notes sont proposées par Cyr. Merci pour son excellent travail (lien)
 

alLain leprest  |  1954 – 2011
 
Ton cul est rond comme une horloge
Ton cul est rond comme une horloge
Et quand ma fatigue s'y loge
J'enfile le temps à rebours
Je mate l'heure sous ta jupe
Il est midi moins deux minutes
Et je suis encore à la bourre

Promis demain j'arriv'rai pile
Pour faufiler ma grande aiguille
Sous le cadran de ton bidule
On s'enverra jusqu'au clocher
Et mon coeur comme un balancier
Ondulera sous ta pendule

Dis-moi au chrono de tes reins
Quand passera le prochain train
Combien coûtera le trajet
l'ai tant couru contre ta montre
Voici qu'à l'heur' de la rencontre
Je me sens des doigts d'horloger...
 

Louise Marguerite de lorraine - princesse de conti  |  1615 – 1675
 
Stances où une dame parle
J'aime bien ces portraits au blanc d'une muraille,
Dont seulement l'objet émeut nos appétits,
Mais je ris de ces fous, ô la grande canaille !
Qui les peignent si grands et les ont si petits.

Ils veulent, par l'objet d'une feinte peinture,
Faire courre après eux, mais ils en sont bien loin ;
Nos cons ne suivent pas de façon la nature :
Ils ne vont point au lièvre, ils sont oiseaux de poing.

Quelque faim qui les presse en leur humeur gourmande,
L'oiseau n'est pas niais, il connaît son gibier ;
Il faut qu'il voie un poing bien garni de viande,
Si l'on veut qu'il s'abatte et rende familier.

Les Cons et les autours ont cette ressemblance
Qu'ils se paissent de cru, et au vif ils vont tous ;
Ensemble, leur nature a cette différence

Que l'un fond sur sa proie, et l'autre fond dessous.
 

pierre louÿs  |  1870 – 1925
 
Aubade / Continuez votre prière,
Continuez votre prière,
Miss, j'écarte vos longs cheveux
Simplement parce que je veux
Vous mettre un vit dans le derrière.

Mais que ceci ne trouble en rien
Votre extase d'agenouillée.
Ma pine est prudemment mouillée
Elle pénétrera très bien.

Je passais par là. Vous étiez nue,
La croupe ouverte et priant Dieu
Votre anus brillait au milieu
De cette brune ampleur charnue.

Or il manquait à vos appas,
Si vous permettez que j'opine
Il ne manquait rien qu'une pine
Je l'y mets ! Ne vous troublez pas.

Lorsqu'une fille a l'esprit large
Et le trou du derrière étroit
Tout en priant elle a le droit
D'ignorer que son cul décharge.
 
Conseils
Mes petiotes, lorsque l'on soupe
En cabinet particulier,
Il faut souvent offrir sa croupe
Et travailler du trou culier.

Quand les pines vont à la pèche
Dans le canal que je vous dis,
Coiffez-les d'une peau de pêche
Autour de leurs glands rebondis.

Et puis graissez d'huile à salade
Le trou du cul récalcitrant
Pour faciliter l'enculade.
C'est quelquefois dur, en entrant.

Si votre amant n'est pas un âne,
Il vous emplira le vagin
D'une souple et forte banane,
Symétrique à son propre engin.

Ainsi donc, la pine au derrière,
La banane aux cons mal poilus,
Vous entrerez dans la carrière
Quand mes nénés n'y seront plus.
 
Elle tourne, elle est nue, elle est grave
Elle tourne, elle est nue, elle est grave; ses flancs
Ondulent d'ombre bleue et de sueur farouche.
Dans les cheveux mouillés s'ouvre rouge la bouche
Et le regard se meurt entre les cils tremblants.

Ses doigts caressent vers des lèvres ignorées
La peau douce, la chaleur molle de ses seins.
Ses coudes étendus comme sur des coussins
Ouvrent le baiser creux des aisselles dorées.

Mais la taille, ployée à la renverse, tend
Le pur ventre, gonflé d'un souffle intermittent,
Et sous l'arachnéen tissu noir de sa robe

Ses bras tendres, avec des gestes assoupis,
Ses pieds froids sur les arabesques des tapis,
Cherchent l'imaginaire amant qui se dérobe ...
 
En levrette
Il me plaît que ce soir, pour te faire un enfant,
Je te saillisse par-derrière et que tu prennes
À genoux la posture ignoble des chiennes
Sous mon ventre de Mâle obscène et triomphant.

La glace qui s’étend près des draps et m’obsède,
Réfléchira l’accouplement nu de nos corps
Et je me courberai sur ta croupe en dehors,
Comme Zeus amoureux, penché sur Ganymède.

Car tu seras, malgré tes longs cheveux de blé,
L’illusoire abandon d’un éphèbe enculé
Dont le rectum s’avive aux chaleurs de la verge

Et mes doigts, en pressant les poires de tes seins,
Évoqueront un androgyne aux yeux malsains
Jouissant avec des virulences
 
La soliste
Lorsqu'elle eut retroussé sa jupe de drap beige
Et largement ouvert son pantalon fendu
Je vis, comme un volcan dans un cirque de neige
Son con rouge, obscène et dodu.

Soigneuse, elle écarta les délicats pétales
Epanouit sa chair, fit jaillir le pistil
Et, tout en agitant ses mains sentimentales
Elle murmura : "Te plaît-il ?"

Deux de ses doigts plongeaient, d'un mouvement languide,
L'un dans un vagin tiède et l'autre un peu plus bas.
Son clitoris dansait comme un cheval sans guide.
"Ah ! fit-elle. Il ne te plaît pas ?"

Mais son dardillon rouge et ma langue irritante
Luttaient déjà, du bout de leur semblable chair.
Elle disait : " Mon dieu ! que je suis donc contente !
Mon dieu ! que je l'ai donc en l'air !"
 
Le baiser
Je baiserai d'un bout à l'autre les longues ailes
noires de ta nuque, ô doux oiseau, colombe prise, dont
le coeur bondit sous ma main.

Je prendrai ta bouche dans ma bouche comme un
enfant prend le sein de sa mère. Frissonne !...
car le baiser pénètre pofondément et suffirait à l'amour.

Je promènerai ma langue légère sur tes bras,
autour de ton cou, et je ferai tourner sur tes côtes
chatouilleuses la caresse étirante des ongles.

Ecoute bruire en ton oreille toute la rumeur de la
mer... Mnasidika ! ton regard me fait mal. J'enfermerai
dans mon baiser tes paupières brûlantes comme des lèvres.
 
Les seins de Mnasidika
Avec soin, elle ouvrit d'une main sa tunique
et me tendit ses seins tièdes et doux,
ainsi qu'on offre à la déesse
une paire de tourterelles vivantes.

Aime-les bien', me dit-elle; 'je les aime tant!
Ce sont des chéris, des petits enfants.
Je m'occupe d'eux quand je suis seule.
Je joue avec eux; je leur fais plaisir.

Je les lave avec du lait. Je les poudre
avec des fleurs. Mes cheveux fins qui les
essuient sont chers à leurs petits bouts.
Je les caresse en frissonnant.
Je les couche dans de la laine.

Puisque je n'aurai jamais d'enfants,
sois leur nourrisson, mon amour; et,
puisqu'ils sont si loin de ma bouche,
donne-leur des baisers de ma part.
 
Manuel de civilité pour les petites filles
à l'usage des maisons d'éducation
Ne dites pas : "Je vais me branler."
Dites : "Je vais revenir."

Ne dites pas : "J'aime mieux la langue que la queue."
Dites : "Je n'aime que les plaisirs délicats."

Ne dites pas : "J'ai douze godemichés dans mon tiroir."
Dites : "Je ne m'ennuie jamais toute seule."

Ne dites pas : "Elle jouit comme une jument qui pisse."
Dites : "C'est une exaltée."

Ne dites pas : "Sa pine est trop grosse pour ma petite bouche."
Dites : "Je me sens bien petite fille quand je cause avec lui."

Évitez les comparaisons risquées.
Ne dites pas : "Dur comme une pine,
rond comme une couille,
mouillé comme ma fente,
salé comme du foutre,
pas plus gros que mon petit bouton",
et autres expressions qui ne sont pas admises
par le dictionnaire de l'Académie.

Glossaire :
Nous avons jugé inutile d'expliquer les mots :
con, fente, moniche, motte,
pine, queue, bitte, couille, foutre (verbe), foutre (subst.),
bander, branler, sucer, lécher, pomper, baiser, piner,
enfiler, enconner, enculer, décharger, godmiché,
gougnotte, gousse, soixante-neuf, minette, mimi,
putain, bordel.
Ces mots-là sont familiers à toutes les petites filles.
 
Soirée musicale / Ecoutez ! voici le programme
Ecoutez ! voici le programme :
Chaque danseur ou cavalier
Commence par foutre sa dame
En cabinet particulier.

Là, chacun peut donner carrière
A son esprit judicieux.
De con, de bouche et de derrière,
Les dames sont à vous, messieurs.

Mais on y fait défense expresse
D'éjaculer. Ce premier coup
Vous présente à votre maîtresse,
La renseigne sur votre goût,

Et rien de plus. Que chacun rentre,
Les cavaliers la pine à l'air,
Et les dames l'amour au ventre.
Vous avez bien compris ? c'est clair ?vv

Puis, chacun se met en posture
Et, dès qu'avec fougue et chaleur
L'orchestre attaque l'ouverture,
Les dames font boucher la leur.
 
Vulve blonde
Bien qu’elle ait une peau très brune, et que son cul
Soit énorme, et que sa lourde mamelle tombe,
Elle épate en blason déchiré sur l’écu
Un grand con d’or triangulaire qui surplombe.

Dans les cuisses de chair reluisante, la fleur
Délicate, se creuse avec des airs de rose.
Une odeur de printemps et de grande chaleur
Y perle, avec la jouissance qui l’arrose.

Le soleil, dispersé par des reflets errants,
Circule, à travers les buissons exubérants
Qui mitrent de métal fragile le stigmate ;

Le clitoris attend les ongles adorés
Et sous l’ombre des doigts qui zèbre la chair mate
S’ouvre la rose blonde entre les poils dorés.
 

françois de louvencourt  | 1569 - 1638
 
De Janneton
Lorsque dedans un lit, je tiens entre mes bras,
Et couche dessus moi Janneton toute nue,
Que je tâte à plaisir or* sa fesse charnue,
Ore* son embonpoint bien refait et bien gras ;

Lors aussi qu'elle veut s'envelopper des draps,
Ou qu'elle met la main sur sa motte velue,
Par la crainte qu'elle a que je ne m'évertue
D'en prendre et d'en tirer quelque amoureux soulas**

Je lui baise les yeux, elle baise ma bouche ;
Mais c'est d'une façon un petit peu plus farouche,
Me mordant quelque fois assez mignardement.

Des mots entrecoupés nos deux langues bégayent,
Et semble qu'à mourir nos deux âmes s'essayent :
Le pourrait-on bien faire avec moins de tourments ?

* tantôt… tantôt…
** plaisir

 
O sein plus blanc
O sein plus blanc que ne sont ces oiseaux
Qui vont chantant sur les bords de Méandre,
Beau sein pour qui je trouve que Léandre
Eu bien cent fois retraversé les eaux.

Oeil plus flammeux que ces astres jumeaux
Qu'on voit leurs rais si clairement étendre ;
Bel oeil, vrai nid où mille Amours nouveaux
Tous les matins vont leur naissance prendre.

Et vous tétons fermement arrondis :
Si je n'avais les doigts tant engourdis,
Si je pouvais chanter ainsi qu'Homère,

Sein, tu serais un pur étang de lait,
Oeil un soleil, et toi, mont jumelet,
Un vrai Parnasse au mignon de Cythère.
 
louise labé pierre de larivey abbé de lattaignant paul léautaud claude lepetit
alain leprest marguerite de lorraine pierre louys françois de louvencourt
 
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