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des textes licencieux
P
 
marc papillon de lasphrise evariste de forges de parny etienne pasquier  louis perceau
benjamin péret Jacques prévert  

marc papillon de lasphrise  | 1555 – 1599
 
Au ciel de vos beautés l'Amour me défie
Au ciel de vos beautés l'Amour me défie ;
Presse-moi, serre-moi, tiens-moi, joins-moi, mon cœur ;
Car là déjà je sens une douce liqueur,
Qui donne ensemblement et la mort et la vie.

Sois plus prompte au combat, je trépasse d'envie,
Je ne veux amortir ta prochaine chaleur ;
Là donc d'un bond mignon incite ton ardeur,
Et d'un branle poupin plein de douce furie,

Toujours je temporise en un si beau désir,
Pour rendre plus parfait un si plaisant plaisir,
Et pour le faire aussi de plus longue durée.

Mais l'aise toutefois me transporte beaucoup :
Je n'en puis plus, folâtre, oh ! je meurs à ce coup.
Vous l'avez trouvé bon, ma petite sucrée.
 
Çà, je veux fourniller
Çà, je veux fourniller en ton joli fourneau
Car j’ai de quoi éteindre et allumer la flamme ;
Je vous veux chatouiller jusqu’au profond de l’âme,
Et vous faire mourir avec un bon morceau.

Ma petonne, inventons un passe-temps nouveau,
Le chantre ne vaut rien qui ne dit qu’une gamme ;
Faites donc le seigneur et je ferai la dame,
Serrez, poussez, entrez, et retirez tout beau.

Je remuerai à bonds d’une vitesse ardente,
Nos pieds entrelacés, notre bouche baisante,
La langue frétillarde ira s’entre-mouillant.

Jouons assis, debout, à côté, par-derrière
(Non à l’italienne) et toujours babillant,
Cette diversité est plaisante à Cythère.
 
J'ai mille et mille fois baisé
Apprenez ma belle,
Qu’à minuit sonnant,
Une main fidèle,
Une main d’amant
Ira doucement,
Se glissant dans l’ombre,
Tourner les verrous
Qui dès la nuit sombre
Sont tirés sur vous.
Apprenez encore
Qu’un amant abhorre
Tout voile jaloux.
Pour être plus tendre,
Soyez sans atours,
Et songez à prendre
L’habit des amours.
 

evariste Désiré De Forges De parny  | 1753 –1814
 
Billet
Je mets mon vit contre ta joue
le bout frôle ton oreille
lèche mes bourses lentement
ta langue est douce comme l'eau

ta langue est crue comme une bouchère
elle est rouge comme un gigot
sa pointe est un coucou criant,
 
Chansons Madécasses
Chanson XII

Nahandove, ô belle Nahandove ! L' oiseau nocturne
a commencé ses cris, la pleine lune brille
sur ma tête, et la rosée naissante humecte mes
cheveux. Voici l' heure : qui peut t' arrêter,
Nahandove, ô belle Nahandove !
Le lit de feuilles est préparé ; je l' ai parsemé
de fleurs et d' herbes odoriférantes. Il est digne
de tes charmes, Nahandove, ô belle Nahandove !
Elle vient. J' ai reconnu la respiration précipitée
que donne une marche rapide ; j' entends le
froissement de la pagne qui l' enveloppe : c' est
elle, c' est Nahandove, la belle Nahandove !
Reprends haleine, ma jeune amie ; repose-toi
sur mes genoux. Que ton regard est enchanteur !
Que le mouvement de ton sein est vif et délicieux
sous la main qui le presse ! Tu souris !
Nahandove, ô belle Nahandove !
Tes baisers pénètrent jusqu' à l' ame ; tes caresses
brûlent tous mes sens : arrête, ou je vais mourir.
Meurt-on de volupté, Nahandove, ô belle Nahandove ?
Le plaisir passe comme un éclair ; ta douce haleine
s' affaiblit, tes yeux humides se referment, ta
tête se penche mollement, et tes transports s' éteignent
dans la langueur. Jamais tu ne fus si belle,
Nahandove, ô belle Nahandove !
Que le sommeil est délicieux dans les bras d' une
maîtresse ! Moins délicieux pourtant que le
réveil. Tu pars, et je vais languir dans les
regrets et les désirs ; je languirai jusqu' au soir ;
tu reviendras ce soir, Nahandove, ô belle
Nahandove !
 
Le cabinet de toilette
Voici le cabinet charmant
Où les grâces font leur toilette.
Dans cette amoureuse retraite
J'éprouve un doux saisissement.
Tout m'y rappelle ma maîtresse,
Tout m'y parle de ses attraits,
Je crois l'entendre, et mon ivresse
La revoit dans tous les objets.
Ce bouquet, dont l'éclat s'efface,
Toucha l'albâtre de son sein ;
Il se dérangea sous ma main,
Et mes lèvres prirent sa place.
Ce chapeau, ces rubans, ces fleurs,
Qui formoient hier sa parure,
De sa flottante chevelure
Conservent les douces odeurs.
Voici l'inutile baleine
Où ses charmes sont en prison.
J'aperçois le soulier mignon
Que son pied remplira sans peine.
Ce lin, ce dernier vêtement...
Il a couvert tout ce que j'aime ;
Ma bouche s'y colle ardemment,
Et croit baiser dans ce moment
Les attraits qu'il baisa lui-même.
Cet asile mystérieux
De Vénus sans doute est l'empire.
Le jour n'y blesse point mes yeux ;
Plus tendrement mon cœur soupire ;
L'air et les parfums qu'on respire
De l'amour allument les feux.
Parois, ô maîtresse adorée !
J'entends sonner l'heure sacrée
Qui nous ramène les plaisirs ;
Du temps viens connaître l'usage,
Et redoubler tous les désirs
Qu'a fait naître ta seule image.
 
Le lendemain
Enfin, ma chère Éléonore,
Tu l'as connu ce péché si charmant
Que tu craignais, même en le désirant ;
En le goûtant, tu le craignais encore.
Eh bien, dis-moi ; qu'a-t-il donc d'effrayant ?
Que laisse-t-il après lui dans ton âme ?
Un léger trouble, un tendre souvenir,
L'étonnement de sa nouvelle flamme,
Un doux regret, et surtout un désir.
Déjà la rose aux lis de ton visage
Mêle ses brillantes couleurs ;
Dans tes beaux yeux, à la pudeur sauvage
Succèdent les molles langueurs,
Qui de nos plaisirs enchanteurs
Sont à la fois la suite et le présage.
Déjà ton sein doucement agité,
Avec moins de timidité
Repousse la gaze légère
Qu'arrangea la main d' une mère,
Et que la main du tendre amour,
Moins discrète et plus familière,
Saura déranger à son tour.
Une agréable rêverie
Remplace enfin cet enjouement,
Cette piquante étourderie,
Qui désespéraient ton amant ;
Et ton âme plus attendrie
S'abandonne nonchalamment
Au délicieux sentiment
D'une douce mélancolie.
Ah ! Laissons nos tristes censeurs
Traiter de crime abominable
Le seul charme de nos douleurs,
Ce plaisir pur, dont un dieu favorable
Mit le germe dans tous les cœurs.
Ne crois pas à leur imposture ;
Leur zèle barbare et jaloux
Fait un outrage à la nature ;
Non, le crime n' est pas si doux.
 

etienne pasquier  | 1529 – 1615
 
Le téton de Babet est plus blanc que l’albâtre
Le téton de Babet est plus blanc que l’albâtre ;
Pour être ferme et rond il n’a point de pareil ;
On ne peut sans amour voir son bouton vermeil,
Faut-il donc s’étonner si j’en suis idolâtre !
Quand j’y porte la main de son consentement
Rien ne peut être égal à mon contentement,
Je suis ravi d’avoir ce charmant privilège,
Mais quand elle s’oppose à mon ardent dessein,
O Babet ! ô friponne, aussitôt, m’écriais-je,
Vous faites bien la fière avec votre beau sein,
Ah ! vraiment votre sein est un beau sein de neige.
 

louis perceau, alias Alexandre de Vérineau  | 1883 – 1942
 
En artilleur
Au bord du lit défait où notre ardeur se lasse,
Couches-toi sur le dos et m'ouvre ta culasse
Au centre vermillon,
Les deux jambes en l'air au long de ma poitrine :
Je vais te ramoner de mon écouvillon,
Ma chaude Alexandrine.

Comme dit l'artilleur du refrain folichon,
Ma pine va servir à ton con de bouchon,
Et dans cette posture,
Dont l'aspect enchanteur m'excite et me ravit,
Tu gagneras au jeu, pour combler ta nature,
Plus d'un pouce de vit.
 
Dancing girls
Malgré les fards, le kohl et le carmin des lèvres,
Pendant leur danse au rythme entraînant et joyeux,
Sous les feux de la rampe elles offrent aux yeux
Le charme bucolique et la candeur des chèvres.

Cependant la luxure et les désirs malsains
Font déjà se raidir les fraises de leurs seins,
Et, seules dans leur chambre à tout mâle interdite,

Les membres enlacés aux frêles torses nus,
Une flamme d'enfer en leurs yeux ingénus,
Elles broutent à deux le gazon d'Aphrodite.
 
La vierge amoureuse
Voici la vierge au sein fleuri,
À qui les nuits de mai sont dures,
Et qui prend son doigt pour mari,
Chaque soir sous les couvertures.

Son urine au parfum troublant
S'écoule en cascade rebelle,
Et les bords du pantalon blanc
Font une ogive à sa chapelle

Elle rêve d'un beau gars nu
Qui, bien vautré sur sa poitrine,
Pisserait à jet continu...
Autre chose que de l'urine.
 
La vicieuse
Viens t'assoir sur mon dard enduit de vaseline
Car je connais tes goûts, ma vicieuse Line,
Et qu'il te faut sentir
Un gros membre enfoncé dans tes chairs élastiques,
Cependant que d'un doigt prompt à te divertir
Par-devant tu t'astiques.
Sur ce clou palpitant assise sans bouger,
Tu n'attends le plaisir que de ton doigt léger,
Mais sitôt qu'il s'amène,
Lancinant et rapide, infernal et profond,
Ton corps comme en fureur sur mon dard se démène
Pour l'entrer jusqu'au fond !
 

benjamin péret  | 1899 - 1959
 
Les couilles enragées
(...) Branleur avait hissé deux femmes sur sa queue et elles y dansaient une danse endiablée, cependant qu'il se promenait dans la pièce en chantant les vêpres d'un air pénétré. Les deux autres femmes qui, lasses, se reposaient, crurent opportun de se faire une douzaine de signes de croix sur le con en récitant leur prière :
Ô grand saint esprit de merde
vierge enculée de tous les côtés
mon bock est plain d'eau bénite
Trempes-y ta bite avant de me l'enfoncer
Des cons de nénuphar poussent dans le bénitier
Va donc les peloter avant de m'enculer
Le Christ n'a pas de queue
c'est pour cela qu'on l'a cloué
Coule coule le foutre au fond de nos matrice

(...) Au détour de la rue, Sixtynine et Branleur aperçurent l'église dont dont les portes grandes ouvertes comme pour une cérémonie solennelle semblaient l'avoir été en leur honneur. A pas lents, le vicomte et lady Pinor pénétrèrent dans le temple sans oublier de mettre la main dans le bénitier et de se signer, lui sur le trou du cul et elle sur le clitoris.

La foule s'arrêta sur les marches, s'agenouilla sur le parvis et continua de foutre avec ardeur tout en chantant des cantiques :
De sa bite
qu'on extirpe
et le foutre et la jouissance
Qu'on la branle
Qu'on la suce
qu'elle pénètre dans nos cons
*
Il vient Quel torrent de foutre
Tout cède au pouvoir de sa queu
Oh pine jouissez dans mon con
jouissez pour n'en plus jamais sortir
*
Amour amour amour à mon con
Amour amour amour à ma pine
*
Et dans ton cul pour ton bonheur
mets la bite de ton Sauveur
A bas ses couilles à bas sa queue à bas son gland
Mort au Seigneur dans tous les culs
*
Il m'encule le chéri
Branlez ses couilles et pelotez ses fesses
Il m'encule le chéri
Je jouis de tous les côtés

Depuis plus de quatre mille ans
mes fesses l'attendaient
Depuis plus de quatre mille ans
je ne cessais de me branler

Il me décharge sur la gueule
Son foutre m'emplit les narines
Il me décharge sur la gueule
Ah je vais lui manger la pine

Ah qu'il est long et frétillant
Ah que ses couilles sont pesantes
Ah qu'il est long et frétillant
et que rouge est son gland
*
Vierge Marie
sur qui je pisse
après l'amour
Je vous encule
je vous dévore
comme un cochon
(...)
Pine en démence
vit enculeur
viole viole les garces
du soir au matin
*
Pelotez mes fesses. C'est pour mon con
que je te branle au pied de cet autel
les cuisses ouvertes et le vagin béant
Je ne sais plus ce que je fais et t'écrase les couilles
*
Je la foutrai toujours
par-devant ou derrière
Mais Marie se branle
en me disant bonjour

Je la foutrai toujours
c'est ce qu'elle demande
pour se mouiller le con
gémir et crier Encore

Je la foutrai toujours
cette jouisseuse éperdue

Bientôt je l'enculerai
en lui frottant le bouton
(...)
Bénis ô rouge pine
ce jus de tes deux couilles
Nous voulons dieu c'est notre pine
Nous voulons dieu c'est notre con
(...)
Ô verge, ô verge Douce et grande verge
donnez-moi des lèvres donnez-moi des lèvres
qui s'ouvrent pour que je foute
Placez mes couilles placez mes couilles
sur ses deux yeux
Sucez mon gland sucez mon gland
comme le calumet de la paix
Je mangerai ton bouton je mangerai ton bouton
à toutes les sauces
Jouissez toujours jouissez toujours
jusque dans les bénitiers
 
Poème lu sur une pine
(...) un membre gros comme l'obélisque
sur lequel les veines dessinaient tout un poème hiéroglyphique :

Elle vendait des radis et du cresson
du cresson de sa motte
et les radis qui l'avaient branlée
C'était une belle fille
dont on voyait les fesses dans tous les coins
et les coins étaient trop petits pour ses fesses
qui flottaient au loin comme un drapeau
à la recherche de son membre
Toute la journée elle chantait
j'ai une queue dans mon pantalon
j'ai une queue tu ne l'auras pas
pas
Baise baise qui voudra
C'est toujours moi qui jouirai.
 

jacques prévert  | 1900 - 1977
 
Sanguine
La fermeture éclair a glissé sur tes reins
Et tout l'orage heureux de ton corps amoureux
Au beau milieu de l'ombre
A éclaté soudain
Et ta robe en tombant sur le parqué ciré
N'a pas fait plus de bruit
Qu'une écorce d'orange tombant sur un tapis
Mais sous nos pieds
Ses petits boutons de nacre craquaient comme des pépins
Sanguine
Joli fruit
La pointe de ton sein
A tracé une nouvelle ligne de chance
Dans le creux de ma main
Sanguine
Joli fruit
Soleil de nuit
 
marc papillon de lasphrise evariste de forges de parny etienne pasquier  louis perceau
benjamin péret Jacques prévert  
 
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